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L'Edito

Médiateur

Par L'Economiste| Edition N°:2390 Le 30/10/2006 | Partager

AH, tiens, ça existe ? A force de ne pas l’entendre, on avait fini par oublier que le Maroc disposait d’un médiateur. Le fameux Diwan al Madhalim, qui vient de produire son rapport. Osons espérer que notre ombudsman fait partie de ces honorables institutions qui travaillent sans tambour ni trompette. Les citoyens commencent à se saisir de cet exercice nouveau, apprennent à frapper aux portes du médiateur pour se plaindre. Réclament plus; mais mieux, pas encore. Par exemple, lorsque l’on découvre que 50% des demandes ne relèvent pas des attributions de Diwan al Madhalim, c’est que visiblement il y a un déficit d’information.Il y a surtout cette incontournable interrogation sur l’efficacité de notre ombudsman. Les plaintes ont-elles véritablement abouti, les citoyens ont-ils été rétablis dans leurs droits? Interrogations d’autant plus légitimes que Diwan al Madhalim n’a aucun pouvoir de décision, ni même d’initiative. Il ne peut donc pas proposer d’améliorations à la suite d’un dysfonctionnement qu’il aurait constaté lui-même. Aucun pouvoir de décision donc, seulement un supposé pouvoir d’influence à travers des recommandations. Au risque même de faire croire que ces services de médiation ne seraient qu’un faire-valoir. Si, de plus, les délais de réponse sont beaucoup trop longs, alors ce serait donc la preuve que l’ombudsman ne sert à rien. Mais s’il n’a qu’un pouvoir d’avis, quelle est alors son utilité dans notre démocratie? Quelle est sa crédibilité si tous les responsables d’abus, d’injustices savent que les procédures n’ont aucune chance d’aboutir? En matière de lutte contre la corruption, Diwan Al Madhalim vient de s’engager à on ne sait trop quoi… Certains lecteurs ricanent déjà!Finalement, ce n’est pas aussi simple lorsqu’on a, sur le papier, un rôle important à jouer, de contrôle démocratique. Mais pas toujours évident à exécuter.Mohamed BENABID

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