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L'Edito

Méchant problème

Par L'Economiste| Edition N°:2113 Le 21/09/2005 | Partager

Le projet de loi sur la libéralisation du secteur électrique arrive au bout de son parcours. En principe, il devrait figurer au menu des parlementaires cet automne, sauf s’il y a encore des avatars, non pas sur le contenu du projet, mais sur le sérieux -ou, plus exactement le manque de sérieux- avec lequel les instances gouvernementales organisent leur agenda.La libéralisation de l’électricité n’ira pas jusqu’à donner à tous les foyers le droit de choisir leur fournisseur. Il ne s’agit pas de timidité politique, mais de bon sens: l’électricité demande des équipements spécifiques, qu’il faudrait multiplier par deux, trois ou quatre, si l’on veut que chacun ait deux, trois ou quatre choix possibles. Même pour les plus acharnés des libéraux, ce serait une option déraisonnable.La concurrence, même si elle reste largement virtuelle, ne peut que secouer le producteur historique, l’ONE. Il faut reconnaître qu’en matière commerciale, ces vieux offices ne sont pas très dégourdis… bien que, il faut le reconnaître aussi, ils ne ressemblent plus à ce qu’ils étaient il y a seulement dix ans.Le principal embarras que devra régler la libéralisation, c’est le méchant problème du rapport avec le politique. La libéralisation devra solutionner par avance le mode de relations avec les impératifs politiques, lesquels ne sont souvent que des basses questions d’arriérés de paiement, d’ailleurs!En effet, ce qui est appelé «stratégique» n’est parfois que la possibilité de faire recruter ses amis politiques, de leur trouver des passe-droits directement ou via les juteux Comités des oeuvres sociales… ou encore, et bien plus grave pour la structure du pays, c’est la possibilité pour l’Etat ou les collectivités locales de ne pas payer les factures de consommation. Car souvent ce n’est que cela la vraie face cachée des grandes stratégies nationales: un peu d’abus de biens et beaucoup de laisser-aller.Nadia SALAH

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