×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    L'Edito

    Mauvaise pente

    Par L'Economiste| Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

    Des diplômés chômeurs en même temps que des pénuries de diplômés sur le marché du travail: le phénomène n’est pas que marocain, il est universel. Il est plus grave au Maroc parce que l’enseignement du primaire et du collège prépare mal à l’autonomie et à l’initiative. L’enseignement y prépare d’autant plus mal que lui-même fonctionne sur le modèle de l’immuabilité, de la progression à l’ancienneté et des avantages acquis. Rien de commun avec le monde qui est en train de naître autour de nous et chez nous et qui comprime comme jamais les mentalités, les habitudes et les structures sociales.Partout, et au Maroc un peu plus qu’ailleurs, les écarts se creusent, exigeant, d’un côté, des efforts jamais consentis dans toute l’histoire du Royaume pour recoudre les liens sociaux et, de l’autre, entraînant une tension jamais vécue pour s’accrocher aux dernières exigences techniques, commerciales, financières… Tout cela étire à l’extrême les muscles du «corps Maroc», lequel est en train de démontrer qu’il peut grandir à une vitesse encore jamais vue. Mais il se forme déjà des goulots d’étranglement: qui va travailler dans les nouvelles usines, les nouveaux bureaux et les nouveaux chantiers? Qui va s’occuper des touristes? Qui va cultiver les champs, dessiner les tissus, soigner les malades, concevoir les logiciels, s’occuper de la pollution… Ces professions ont des noms anciens, mais tous les contenus sont neufs. Et dans combien de temps cette nouveauté sera-t-elle obsolète? Vingt ans? quinze ans? moins? En un mot comme en cent: notre système de formation n’est plus dans le coup. Il a bien servi la Nation quand il s’est agi de passer d’une dizaine de bacheliers par an à des millions d’enfants à l’école. Aujourd’hui, il fait grève pour des statuts, alors qu’il s’appauvrit tous les jours par manque d’adaptation au monde qui l’entoure. Il se trompe de combat et, ce faisant, entraîne le tout-pays sur une bien mauvaise pente.Nadia SALAH

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc