×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

L'Edito

Malédiction

Par Nadia SALAH| Edition N°:5155 Le 24/11/2017 | Partager
nadia_salah.jpg

Il fut un temps où le chômage des jeunes baissait plus vite que celui des adultes, bien qu’il faille souligner deux mécanismes en arrière-plan: d’une part, les jeunes avaient deux fois plus de chance que leurs aînés de se retrouver au chômage; d’autre part, était apparue cette catastrophe où «plus on a de diplômes, moins on a de travail».

C’était entre 1984 et 2003, une période dont la moitié fut occupée par le Programme d’Ajustement structurel; une période où la jeunesse commençait à 15 ans pour se terminer à 24 ans.

Ces données paraissent si loin…  Néanmoins, elles étaient si intéressantes qu’elles furent longuement décrites par le Rapport du Cinquantenaire, ce colossal travail d’évaluation du Maroc, dans tous les domaines (sauf  l’armée). Sans pour autant avancer d’explications hormis celle, déjà, de l’inadaptation de l’école.

Quinze ans plus tard, la seule lumière qui existait dans ce portrait s’est éteinte. La progression du chômage des diplômés y est devenue très forte. En Europe, les jeunes aussi ont du mal à trouver du travail, mais les diplômés chômeurs y sont proportionnellement deux fois moins nombreux qu’au Maroc, pendant deux fois moins de temps. Et on y trouve plus facilement du travail quand on est diplômé.

En dehors de noter la responsabilité de l’enseignement, on n’en sait toujours pas grand-chose  sur cette malédiction marocaine. Sauf qu’on a glissé dans l’indéfendable. On ne parle plus de l’enseignement de manière abstraite, mais des enseignants et des élèves, de manière précise et personnalisée, comme en témoigne la multiplication d’une double violence scolaire, contre les profs et contre les élèves.

On sait tous qu’il faudra du temps pour redresser ce système. Raison de plus pour inventer tout de suite des chemins de réhabilitation… qu’on ne trouve guère dans les projets gouvernementaux ou des ONG, en les appuyant sur de sérieuses études économiques et sociologiques.

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc