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L'Edito

Maillot

Par L'Economiste| Edition N°:825 Le 04/08/2000 | Partager

FAUT-IL se baigner en maillot, en costume trois-pièces ou en djellaba? Voilà une grande question politico-morale.Elle a été fermement et habilement traitée mercredi, par M. Mi-daoui lors de la séance des questions orales à la Chambre des Représentants: les plages sont un lieu de loisirs et seront maintenues comme telles. L'endroit idéal pour la prière est la maison ou la mosquée; aucun Marocain ne peut se proclamer plus moral ou plus musulman qu'un autre. La position officielle devait être précisée pour la population, les touristes et la classe politique, restée silencieuse maigre les accrochages.En fait, les Marocains ne se mettent pas en maillot de bain pour exhiber leur petit ventre et leur cellulite, mais pour bien profiter de la mer et du soleil. Ils verraient mal qu'on leur interdise ce rare plaisir gratuit, alors qu'ils font face à de multiples difficultés quotidiennes.Il y a parmi peux qu'on appelle "islamistes" ou "intégristes" de fins politiques. Ils ont une autoroute ouverte à leurs ambitions avec la pauvreté, le chômage, la tiédeur idéologique des partis... Ils feraient un mauvais calcul s'ils prenaient les Marocains pour des ascètes. Car la population aime "ses" cheikhates et les soirées chaudes; la tension monte dans les villes quand l'alcool tarde à revenir, après Ramadan ou les fêtes religieuses... qu'elle respecte scrupuleusement.La majorité écrasante des Marocains aspirent à la consommation et à la liberté parce que ce sont les valeurs dominantes de l'époque. Convertis depuis quatorze siècles, ils ne peuvent pas se contenter d'un discours religieux réduit au vêtement, quand leur histoire proche est dominée par des alems et des sou-fis. Ils attendent du profond et du mystique.Petite précision: il y avait peu de représentants à cette séance des questions orales. La plupart était probablement sur les plages. Pas en djellaba-burnous, mais en maillot.Khalid BELYAZID

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