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    Par Mohamed BENABID| Edition N°:5354 Le 20/09/2018 | Partager
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    Jusqu’où faut-il aller en matière de réformes? A quelques semaines de l’ouverture de la session d’automne du Parlement, cette question va se poser de nouveau tant pour l’appareil exécutif que législatif.

    Dans de nombreuses situations, les blocages touchent tant le fond des dossiers que le rythme de leur déploiement. Du côté de l’exécutif, les bonnes intentions ne manquent pas.

    Au mois de juin, le chef de gouvernement s’inquiétait du faible entrain: «Nous avons connu, ces derniers temps, une succession d’évènements, qui ont démontré que les attentes des citoyennes et des citoyens sont bien supérieures au rendement de quelques départements gouvernementaux et institutions publiques». 

    Les premières tentations pour désamorcer les crises, c’est souvent celles de légiférer. Or quand on brandit le mot «loi» pour répondre à une question, c’est qu’on n’a pas été concrètement capable de traiter un problème.

    L’hyperactivisme législatif sera suspect tant qu’il est évalué à l’aune de critères exclusivement quantitatifs. Aucune loi ne peut, de toutes les manières, répondre à l’ensemble des situations. Lorsque les textes rencontrent leurs limites, c’est alors à la capacité d’innover, d’imaginer des solutions techniques, de prendre le relais.

    Dans beaucoup de cas, la logistique réglementaire est déjà très exhaustive, mais n’empêche pas les fiascos.

    La loi sur les délais des paiements a-t-elle amélioré la trésorerie des entreprises, celle sur la copropriété a-t-elle solutionné l’irrégularité de la majorité des syndics, le statut informel de la plupart des concierges, le code de la route a-t-il sacralisé le passage pour piéton, la nouvelle loi contre la violence des femmes a-t-elle chopé les premiers harceleurs, les exemples ne manquent pas.

    Non seulement il s’agit d’un aveu d’impuissance, mais plus grave, c’est l’autorité de l’Etat qui est sabotée par la faute de lois sans effets.

     

     

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