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L'Edito

Logiques

Par L'Economiste| Edition N°:1231 Le 21/03/2002 | Partager

Sur le marché financier, il se déroule une petite bataille entre des porteurs individuels et la Société Générale, qui a pris une option pour racheter le contrôle de la société Eqdom. La banque française et sa filiale marocaine, pas plus que le vendeur, l'ONA, n'ont contrevenu à un texte. Au Maroc comme dans plusieurs pays européens, il n'y a pas de loi obligeant les acheteurs à passer par une offre publique d'achat. En fait, chaque pays a sa propre philosophie: certains tiennent à cette procédure, d'autres la jugent néfaste. Les uns et les autres alignent des arguments convaincants pour ou contre. Le Maroc a placé ses sécurités dans l'approbation que doit donner ou refuser le CDVM. Cette construction est logique, cohérente. Pourtant, elle fait peser une terrible responsabilité sur le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières: celui-ci se retrouve au coeur des enjeux. Il est pris en otage sur ce qu'il a de plus précieux, sa crédibilité. S'il accepte l'opération, l'association ad hoc des petits porteurs d'Eqdom criera à la trahison, jettera le doute sur tout le travail du Conseil, puis par voie de conséquence, sur le marché boursier lui-même. Cela s'est déjà vu et on sait que ce genre de posture est aussi efficace que ravageur. Si le CDVM refuse l'opération, le marché dans son entier va comprendre qu'au Maroc, il n'y a plus de logique juridique et il n'y a plus de logique économique. Et ce ne sont pas des mots en l'air. La perte de la logique juridique reviendrait à dire que tout ce qui n'est pas explicitement permis par une loi est interdit (à propos, il n'y a pas de loi qui vous autorise à respirer!). Et la perte de la logique économique voudrait dire qu'une bonne opération, reconnue comme telle par l'association des porteurs, ne doit pas se faire et qu'en conséquence, c'est toute la restructuration économique du pays qui est remise en question.Nadia SALAH

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