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    Par Nadia SALAH| Edition N°:4877 Le 17/10/2016 | Partager
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    Avec des exemples très concrets, dans lesquels tout le monde peut reconnaître des situations vécues, le Souverain a dressé «la liste des courses urgentes» pour transformer les relations entre les citoyens et les administrations.

    Sans avoi l’air d’y toucher directement, et avec une dose d’humour bienveillant, SM le Roi a renvoyé aux expéditeurs leurs plaintes de «tahakkoum»: un meilleur fonctionnement de l’administration et, chez les hommes politiques, une plus haute idée de leur responsabilité éviteraient à bien des citoyens de s’adresser directement au Souverain pour obtenir leurs droits. Et cela, sans compter ceux qui renoncent à leurs droits et ambitions, s’abandonnant ainsi au fatalisme qui entretient le sous-développement de tout le pays. L’enjeu de cette liste n’est donc pas mince. Il ne concerne pas seulement l’objectif de retrouver  un niveau honorable d’investissements.
    Les observateurs politiques auront raison de souligner que cette «liste des courses urgentes» sera bien utile quand, après les négociations pour fabriquer une coalition gouvernementale, on fera le compte de ce qui restera des promesses électorales.
    Il y a un autre intérêt dans cette affaire de liste: la reprise de la réforme administrative et, derrière elle, celle de l’Etat, même si pour l’instant, ce dernier point paraît un peu hors de portée d’une majorité de la classe politique.
    La reprise de la réforme administrative renoue le fil d’un énorme travail des années 1990 et 2000. Un fil qui s’était effiloché sous les urgences démocratiques nées des révolutions arabes.
    L’adage qui dit que «les bulletins de vote ne se mangent pas» décrit bien l’autre versant des règles démocratiques, à savoir le droit à une gestion équitable et efficace des services publics pour en faire des services au public.

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