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    L'Edito

    Les partisans

    Par Nadia SALAH| Edition N°:5280 Le 25/05/2018 | Partager
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    Salaheddine Mezouar, le nouveau président de la CGEM, a été confortablement élu.

    De son côté, Hakim Marrakchi, s’inclinant devant le choix de ses pairs, a usé de toute son influence pour élever l’institution patronale au-dessus des amertumes et déceptions de ses propres partisans. Il faut le saluer avec sa colistière, Assia Benhida.

    Ceux qui ne l’ont pas vécu ne savent pas la dureté et l’investissement émotionnel d’une campagne électorale.De plus, les petits enfants à l’école n’apprennent pas à pratiquer la démocratie en élisant les camarades qui devront s’occuper de ceci ou de cela. On n’apprend donc pas à gagner et perdre.

    Plus tard, le spectacle du monde politique, avec ses réseaux et ses achats d’influences, n’enseigne pas l’art d’être démocrate. Un exemple pris dans les administrations: quand arrive un nouveau responsable, le communiqué officiel omet sciemment de citer le prédécesseur, comme s’il devait cesser d’exister, peut-être même qu’il devrait cesser d’avoir existé: on tue symboliquement au lieu d’accumuler les compétences.

    La démocratie ce n’est pas cela. On n’efface personne. Et c’est heureux.
    Les partisans de chacun des concurrents ne cessent jamais d’exister. Ils sont là, observant avec quelle adresse ou quelle maladresse, les gagnants sauront emprunter leurs idées pour faire fonctionner l’institution.

    Et cette fois, c’est encore plus stratégique que la simple inclusion d’idées.
    En effet, on a tous bien compris que ce qui s’est joué dépasse le scrutin. Les électeurs de Mezouar ont choisi un homme, avec sa vision et son entregent. Les électeurs de Marrakchi ont choisi un principe. Ce n’est pas n’importe quel principe puisqu’il s’agit de l’indépendance de la Confédération par rapport au monde des partis.

    En fait, il faudra savoir peser sur la politique économique, comme le voit Mezouar, mais ne pas laisser la politique partisane entrer dans la maison, comme le souhaite Marrakchi.

     

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