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    L'Edito

    Les partis

    Par L'Economiste| Edition N°:2131 Le 17/10/2005 | Partager

    Pour l’ouverture de la session parlementaire, SM le Roi a, à nouveau, insisté sur la loi sur les partis et la révision du code électoral.Les partis politiques marocains, du moins les plus représentatifs d’entre eux, s’étaient structurés dans la perspective de confrontation avec l’Etat et non dans la perspective de participer à l’exercice du pouvoir: ils ont été conçus pour revendiquer la démocratie, pas pour la vivre. En conséquence, il est évident que leurs structures internes, leur idéologie ou leur mode de fonctionnement ont été conçus en fonction de ce combat. De manière logique, ils ont cherché, entre autres, la stabilité des directions pour se protéger des pénétrations adverses et pour garantir la fidélité à l’idéal et aux objectifs. Cette logique guerrière répondait aux nécessités de l’époque. C’est un anachronisme de reprocher aux partis d’avoir été conçus ainsi. Mais il y a un plus grand anachronisme encore: continuer à fonctionner aujourd’hui sur cet ancien modèle.La volonté de démocratisation ne fait aucun doute, tant du côté de la monarchie que de la société. La structure de guerre des partis n’a plus de sens eu égard à la nouvelle situation. Bien au contraire, ils doivent maintenant avoir le courage, courage qui existe, de reconnaître que la nouvelle situation nécessite une nouvelle organisation.Le projet de loi sur les partis ne constitue pas seulement une réforme technique. En fait, c’est une réforme structurante du même niveau que la Moudawana, car la démocratie ne se construit pas seulement à travers les institutions de l’Etat. Elle se construit aussi et surtout à travers la structuration de la société elle-même. Mais nous ne sommes plus dans une logique politique de confrontation: nous entrons dans une logique de participation à l’exercice du pouvoir. Nul ne le conteste plus si ce n’est quelques marginaux, et il en existera toujours.Abdelmounaïm DILAMI

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