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    L'Edito

    Le fou

    Par L'Economiste| Edition N°:1987 Le 28/03/2005 | Partager

    IL faut inventer un ratio transparent pour les contrôles fiscaux et les contrôles sociaux, comme les contrôles d’hygiène. Il faudra inventer et surtout rendre public ce ratio.En effet, on sait que ce sont les banques et les entreprises transparentes qui reçoivent la visite des inspecteurs, ceux du Fisc et ceux de la CNSS. Les autres entreprises ne voient jamais d’inspection. En matière sanitaire, les inspecteurs vont volontiers dans les grands restaurants ou encore chez McDonald. Ils ne vont jamais dans le «boui-boui» d’à-côté, qui est si sale, si mal entretenu qu’il met de la sciure pour que la saleté ne colle pas aux pieds des clients! Ou bien alors, quand certains inspecteurs entrent dans ces «bouis-bouis», ce n’est pas exactement à la cuisine qu’ils s’intéressent… Ces visites-là ne s’appellent pas des inspections, leur vrai nom est: «racket». De même, est-il normal que les banques soient régulièrement contrôlées et jamais la grande entreprise du textile, parce que son propriétaire, lui, a les relations qu’il faut pour effrayer les inspecteurs?Il est primordial, pour les caisses publiques, mais aussi pour la construction du sentiment de justice chez les citoyens, que ces pratiques cessent et que le Maroc passe enfin à une gestion moderne des relations entre l’Etat et le tissu économique.Les ratios d’inspection à rendre publics doivent, au minimum, dire aux citoyens quand a eu lieu le précédent contrôle de l’entreprise en question et quand l’inspecteur est allé pour la dernière fois dans une entreprise jamais contrôlée. Les technologies de l’information rendent la diffusion de ces informations facile et sûre. Sans cet effort de transparence, inutile de parler de modernisation et de progrès, l’Etat restera comme le fou de la blague qui, pour rentrer chez lui le soir, ne cherche ses clefs perdues que sous les lampadaires, parce que “c’est le seul endroit où il y a de la lumière”!Nadia SALAH

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