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L'Edito

Lapins

Par L'Economiste| Edition N°:2160 Le 29/11/2005 | Partager

Mais qu’est-ce que c’est que ce débat démocratique?! Il y a quinze ans, la moindre mesure fiscale faisait l’objet de débats acharnés, de débats libres, ouverts et décomplexés. Non seulement, tous les parlementaires voulaient en être, mais en plus, la CGEM, l’ANMA, les associations de comptables (experts, diplômés ou «spontanés») se battaient autour du calendrier pour savoir laquelle aurait le meilleur timing. On n’avait pas de salle assez grande pour asseoir les 200 à 300 personnes qui venaient parfois d’Oujda ou Agadir pour donner leur avis sur les impôts! Et il y avait des ténors, les maîtres à penser, des «stars de la taxe» en quelque sorte, comme les Mechatt, Barzilay, Saaïdi, Biddah, Mesnaoui, Kabbaj… flanqués d’autres ténors du droit des affaires. Tout un monde de compétences de haut vol en face de qui il y avait aussi des compétences de haut vol aux Finances: les Kettani, Talbi, Daoudi, Bennani, Benbrik et même le sulfureux Alaoui.Qu’en reste-t-il aujourd’hui? Les hommes sont là, l’Etat produit toujours des mesures fiscales, mais le débat a entièrement disparu. Il ne s’est pas contenté de disparaître, il est tombé au-dessous de zéro! Des entreprises prestigieuses et au-dessus de tout soupçon en matière fiscale, privées et aussi publiques, cotées en bourse, n’osent plus parler d’impôts. Les associations professionnelles se sont mises aux abonnés absents et la puissante CGEM se cantonne à une petite queue de paragraphe, la plus édulcorée possible, pour réécrire encore une fois ce qu’elle écrit depuis dix ans. Quant aux parlementaires, soyons charitables, ne les qualifions pas!Tous les lions de la fiscalité se font le plus petit, le plus démissionnaire possible, rêvant peut-être de devenir lapins. Ils ont oublié que c’est sur ces questions de fiscalité et de finances publiques que se construit une démocratie. Ils ont peut-être oublié aussi qu’il est plus facile de «faire la peau» d’un lapin que d’un lion…Nadia SALAH

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