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L'Edito

La mort des mamans

Par Nadia SALAH| Edition N°:5009 Le 24/04/2017 | Partager
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On se souvient tous plus ou moins du scandale de cette clinique de Rabat dont le médecin-propriétaire-exploitant, furieux d’avoir été pris en grave infraction sanitaire (la salle d’opération avec une fenêtre ouvrant sur la rue!), avait lancé un procès contre la ministre de la Santé publique. Et aussi contre L’Economiste qui avait rapporté l’information. Ce n’est pas si ancien: juste la fin des années 2000!

Evidemment ce comportement est très loin d’être majoritaire.  Heureusement, nous connaissons tous des médecins, des infirmières… dont le dévouement est si grand qu’ils mériteraient qu’une rue porte leur nom. Pour l’exemple, pour l’émulation. En effet, ils ne sont pas assez nombreux, pas assez visibles et pas assez connus pour redresser le comportement moyen. Tandis que les citoyens sont tenus à l’écart des décisions de la politique de santé.

Avec succès, les représentants des professions médicales imposent le numérus clausus. Résultat: le Maroc a deux fois moins de médecins par habitant que l’Algérie ou la Tunisie et six fois moins qu’en Espagne. Où, on le notera, de nombreux professionnels marocains se réfugient pour trouver des conditions d’exercice plus rigoureuses, à commencer par la vérification constante des règles d’exercice.

Victoire! crie-t-on à Rabat devant les caméras. «Nous avons fait baisser la mortalité maternelle d’un tiers en dix ans». Sauf que la mort de ces mamans est 2 fois plus élevée que chez les Tunisiens en pleine révolution, trois fois plus qu’en Egypte dont le PIB par tête est en train de rattraper celui du Maroc, depuis le milieu des années 2000. On aura tous noté que les sorties de l’hélicoptère de la Santé publique, elles, sont un sujet de communication. Mais qui au ministère, dans les hôpitaux ou cliniques, dans les cabinets parle de la mort des mamans?

 

 

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