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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:273 Le 27/03/1997 | Partager

    L'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme tient son troisième congrès les 28, 29 et 30 mars. Quelles que soient les critiques que l'on peut formuler à l'égard de cette organisation, il est indéniable qu'elle joue un rôle positif en matière de protection des droits de l'Homme au Maroc. Par son action concrète, par la sensibilisation et par son existence même, l'OMDH est devenue une partie prenante positive.
    Par nature, les organisations de ce genre suscitent l'enthousiasme des uns et le rejet des autres. Elles remettent en cause les tabous, secouent les habitudes et par conséquent inquiètent.
    Cependant, dans une société comme la nôtre, une société dans laquelle les mutations sont trop rapides, les hommes politiques très impliqués dans l'action ne constituent plus des repères rassurants pour le citoyen ordinaire. Quelle que soit la couleur pour laquelle il vote, le citoyen a de plus en plus besoin de porte-parole non impliqués, indépendants et impartiaux. Tant pis s'ils irritent, mais leur rôle est primordial.

    L'OMDH est une organisation non politique, en ce sens qu'elle ne vise pas la participation à l'exercice du pouvoir. Mais elle intervient dans le champ politique pour rappeler les règles du jeu chaque fois que les acteurs ont tendance à les oublier. Il reste à souhaiter qu'à l'occasion de son congrès cette organisation accentue son indépendance vis-à-vis des acteurs politiques, cela renforcerait sa crédibilité et son impact.
    Ce n'est pas de la défiance à l'égard des hommes politiques, mais la société civile a besoin de canaux d'expression et d'influence qui lui appartiennent en propre.

    Abdelmounaïm DILAMI

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