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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:259 Le 19/12/1996 | Partager

    ON a encore du mal à s'habituer au nouveau calendrier budgétaire, mais c'est en ce moment que commence l'élaboration du projet de Loi de Finances. 1997/98 sera l'année du pic des remboursements. Cela veut dire que le montage budgétaire sera particulièrement difficile.
    Le budget 97/98 est dominé par deux montagnes in-contournables: entre 40 et 45% des ressources iront payer les dettes, tandis que la masse salariale de l'Etat absorbera entre 35 et 40% de ces mêmes ressources.
    La marge est donc très faible (25% dans le meilleur des cas, 15% dans le pire).
    Or, c'est là-dedans qu'il faudra faire tenir la politique économique du pays. Le Maroc n'est pas membre de l'Union Européenne, mais il est, à cause de son passé dispendieux, tenu aux mêmes critères que ceux de Maastricht, c'est-à-dire un plafond de 3% de déficit et une inflation ramenée au-dessous des 3%.

    A l'évidence, il sera très difficile de faire tenir la politique économique dans une marge aussi étroite. La tentation de prendre des libertés avec ces critères est forte. Cependant, il faut mesurer que les critères de Maastricht dépassent l'Union Européenne, ils sont en train de devenir des normes internationales, donc des sortes de passeports de crédibilité des Etats. L'obtention de ce passeport est le signe de bonne conduite qui permet d'accéder aux flux financiers privés et publics et à un bon niveau d'épargne domestique.
    Par conséquent, si l'on pense soigner un mal social avec un peu de déficit, soutenir un secteur d'activité avec un peu de subventions, on risque d'obtenir la fuite des investissements et l'abaissement de l'épargne. C'est-à-dire exactement le contraire de ce que l'on souhaite obtenir.

    Abdelmounaïm DILAMI

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