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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:232 Le 30/05/1996 | Partager

    Mais quelle est la politique de l'Etat?
    La ligne de politique nationale tracée par S.M. le Roi est claire: moderniser le pays et avoir une économie compétitive et prospère.
    La privatisation, les accords de partenariat avec l'Europe, l'ouverture sur le monde, le désengagement de l'Etat en tant qu'acteur économique et même le renforcement de son rôle en tant que régulateur vont dans le même sens et constituent une direction parfaitement cohérente. La compétition mondiale ne concerne pas seulement l'entreprise, elle ne se joue pas uniquement au niveau des salaires et des processus de production, elle comprend également les appareils publics. La compétitivité de l'entreprise suppose un environnement favorable et une administration publique tournée vers le développement économique et social du pays, et non pas une administration au service de sa propre pérennité. Or, la mise en oeuvre de la politique de l'Etat se fait par un rassemblement de personnes investies de l'autorité de l'Etat et s'exprimant en son nom. Ces personnes sont supposées être au service du public. L'Etat est un concept qui sert d'épine dorsale à la nation et, à ce titre, il ne doit pas être galvaudé.

    La dérive se produit lorsque les personnes s'exprimant au nom de l'Etat sont au service de leurs propres intérêts ou de leurs propres carrières, même au détriment de l'idéal du service public. La dérive se produit également lorsque les dépositaires de l'autorité de l'Etat mettent en oeuvre leurs conceptions personnelles de l'intérêt général, ce qui peut avoir les conséquences les plus graves et créer un climat de suspicion généralisé à l'égard des entreprises. Bien que l'esprit d'entreprise suppose le goût du risque, criminaliser l'entreprenariat est la pire des erreurs qui puissent être faites.

    Abdelmounaïm DILAMI

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