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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:220 Le 07/03/1996 | Partager

    Se fondant sur l'orientation libérale du Maroc qui privilégie la gestion privée, la Lyonnaise des Eaux a présenté sa candidature en 1994 pour prendre en charge la gestion de l'eau et de l'électricité du Grand Casablanca. La proposition présente incontestablement un certain nombre d'avantages. Mais le projet est repoussé de session du Conseil en session de Conseil de la Communauté Urbaine sans avoir jamais été examiné au fond. Pourtant il y a urgence, les dernières pluies ont montré que des travaux d'assainissement auraient dû être faits, et c'est là un problème majeur.
    La RAD, déficitaire, n'est pas en mesure d'investir, ni même d'honorer ses factures auprès de l'ONE. Lorsque des maisons se trouvent menacées par les conséquences des pluies et que des rues entières sont noyées, il ne s'agit plus seulement de problème de gestion, cela devient un problème d'ordre public.

    Les assemblées locales sont-elles incapables de prendre une décision? Et cela au détriment des intérêts des administrés. Les élus locaux, oublient que leur fonction première est une fonction de gestion, que le "politique", et a fortiori, les rivalités de personnes sont accessoires s'agissant de gestion locale.
    L'exemple de la Lyonnaise des Eaux est significatif lorsqu'il s'agit de trancher et de remettre en cause des intérêts particuliers au profit de l'intérêt général, il devient difficile de trouver un interlocuteur. Ensuite, l'exemple est significatif quant au rapport que nous entretenons avec le temps; manifestement on considère que le temps compte peu, une décision qui n'est pas prise cette année sera prise l'année prochaine ou l'année suivante.

    Abdelmounaïm DILAMI

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