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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:217 Le 15/02/1996 | Partager

    On peut considérer que la crise, ou le débat -peu importe l'appellation- à propos des procédures employées dans la lutte contre la contrebande, est en elle-même un fait salutaire. Le débat a montré que l'Etat de droit n'est pas seulement un luxe ou un vernis, mais une nécessité vitale à notre développement. Il ne faut pas plus de dix jours pour que le port se trouve bloqué.
    La fin et les moyens, tel fut en définitive le thème central du débat feutré ou violent que nous avons vécu ces dernières semaines. Sans mettre en cause la bonne foi de quiconque, il faut bien reconnaître qu'un dialogue de sourds a failli s'instaurer. Les conséquences auraient été désastreuses pour la construction de l'Etat moderne et prospère pour lequel nous uvrons tous.
    L'Etat n'est en lui-même qu'un ensemble de règles de droit coordonnées et articulées entre elles. La finalité recherchée s'exprime à travers les règles de droit. Elle les inspire et elle ne peut avoir d'autres modes d'expression, car il n'en existe pas d'autres.
    Le respect des règles en vigueur s'impose à tous, y compris et surtout à ceux qui ont la charge de les appliquer: Ils ont en plus le devoir de montrer l'exemple. Les règles et les procédures protègent, non seulement les citoyens, mais aussi l'Etat lui-même à l'égard de ses propres serviteurs. Si les règles en vigueur paraissent inadaptées à la finalité recherchée et dans la mesure où cette finalité est légitime, les règles peuvent être révisées en conséquence. Mais leur mise en veilleuse, même passagère, serait la négation du système lui-même.
    Toute la puissance du libéralisme réside dans la fiabilité de son système juridique; c'est quasiment un acte de foi individuel. C'est aussi toute sa fragilité.

    Abdelmounaïm DILAMI

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