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    Par L'Economiste| Edition N°:204 Le 16/11/1995 | Partager

    Soulagement et parfois triomphalisme émaillent les commentaires officiels sur l'accord avec l'Union européenne. Il ne faut pas bouder son plaisir, mais il faut aussi bien se rendre compte que cet accord n'est pas une fin. Au contraire, il n'est qu'un début. C'est maintenant que les choses sérieuses commencent. Ces choses-là sont maroco-marocaines: il faudra ni plus ni moins transformer en une petite douzaine d'années, moins si l'on peut y arriver, tout ce à quoi nous sommes habitués.
    D'abord les finances publiques, qui ont plus que prouvé leurs limites, devront être restructurées de fond en comble. Chaque année, des recettes faciles vont disparaître tandis que les besoins de services publics vont eux aussi se transformer: moins de moqqadems et plus de statisticiens, pour ne prendre que cet exemple.

    Dans le même temps, un tri féroce se fera de gré ou de force parmi les entreprises. Ne resteront que celles qui sauront se battre dans un véritable environnement concurrentiel. On dit même, sans qu'il y ait une étude pour le prouver, qu'un tiers des entreprises existantes vont disparaître, corps et biens, qu'un autre tiers va pouvoir se transformer et que le dernier tiers n'aura pas de problème. Plusieurs stratégies d'appui sont évoquées: grappes, filières, grands groupes ou égalité de traitement.
    Toujours dans la foulée, il faudra reformuler, moderniser et élargir la politique sociale. Il est impensable d'avancer en laissant à la traîne une grande partie de la population. C'est une question de justice, mais c'est aussi une question d'intérêt bien compris, puisque flotte partout l'idée de dumping social.
    Il faut maintenant passer aux actes, car chaque jour compte. Le Maroc ne peut plus se payer de mots.

    Abdelmounaïm DILAMI


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