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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager

Le Syndicat National de l'Enseignement Supérieur annonce une grève de 48h les 26 et 27 septembre 1995.
L'enseignement dans son ensemble est en crise, faut-il le rappeler? Mais la situation de l'enseignement supérieur et surtout celle des enseignants eux-mêmes dans ce secteur méritent une attention particulière urgente sous peine d'une grave crise de société.
L'enseignement supérieur a deux missions principales une mission de formation et une mission de recherche et de propagation du savoir.
La mission de formation est de plus en plus mal assurée, non pas à cause des enseignants, mais parce que l'on n'en a plus défini les finalités depuis deux décennies. Les facultés de lettres continuent à former essentiellement des jeunes destinés à l'enseignement, alors que les besoins sont saturés depuis longtemps. Les facultés de sciences que l'on multiplie sont également toujours orientées vers l'enseignement. Les facultés de droit ont été conçues à l'origine pour former des avocats et des magistrats. Il y a bien longtemps que ces deux secteurs sont complètement saturés.

C'est absurde, mais la machine continue à produire selon une logique qui n'a plus cours.
On multiplie les facultés et les écoles sans repenser leur finalité. Résultat: des dizaines de milliers de jeunes chaque année entament des cycles d'études qui peuvent aller de 4 à 6 ans, mais d'avance inutiles, et le contribuable paye.
La crise que traverse l'enseignement supérieur crée un sentiment d'abandon. C'est un peu comme si l'Etat, incapable de définir une finalité à l'enseignement supérieur, et ne sachant pas comment maîtriser la machine, la laisse tourner telle quelle.
C'est le devenir de toute une société qui est en cause.

Abdelmounaïm DILAMI

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