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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:167 Le 16/02/1995 | Partager

    Au moment où se forme un nouveau gouvernement, il est plus qu'urgent que reprenne la réflexion sur les nouveaux rôles de l'Etat.

    En se libéralisant, le Maroc a fait évoluer le rôle de l'Etat. Cela était prévu depuis le démarrage du Programme d'Ajustement Structurel, en 1983.

    Depuis, et à maintes reprises, l'évolution du rôle de l'Etat a été recommandée par les discours de SM le Roi. L'Administration doit moins se préoccuper de produire elle-même des biens et services, elle doit cependant maintenir son rôle de régulateur des droits et devoirs des acteurs économiques. Elle demeure ainsi le garant de la liberté d'initiative comme de ce que le marché ne soit pas perturbé par les comportements des uns et des autres, grands ou petits.

    Or, les administrations ont des difficultés à assumer cette mutation et à endosser ce rôle pourtant capital pour l'avenir du pays.

    On rencontre d'un côté des administrations qui ne veulent pas lâcher leur pouvoir d'intervention discrétionnaire. Mais, plus grave encore, on rencontre, d'un autre côté, des administrations démissionnaires, elles sont plus dangereuses que les premières.

    Les administrations démissionnaires sont celles qui, au nom de la non-intervention sur le marché, abdiquent leur responsabilité de garant et de régulateur. Elles laissent traîner les textes qui devraient réformer le droit des affaires, elles oublient de sanctionner les manquements à la sécurité bien que leurs laboratoires aient relevé ces manquements, elles laissent s'instaurer des groupes parallèles de contrôle et s'en remettent au bon vouloir des acteurs eux-mêmes.

    Un attitude aussi passive porte tort à la libéralisation elle-même.

    Abdelmounaïm DILAMI

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