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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:75 Le 15/04/1993 | Partager

    Il est évident que tout ce qui touche à la médecine rencontre un vif intérêt dans l'opinion publique: même si cela n'est pas statistiquement vrai, chacun a un peu l'impression qu'il en va de sa survie quand il est question de médecine.

    L'affaire SOS-Médecins, qui en outre, se double de questions juridiques très pointues, ne pouvait donc qu'attirer l'attention et soulever des réactions fortes. Mais comment comprendre que l'Ordre des Médecins, le régional et le national, essaye d'imposer silence aux acteurs du dossier et, mieux ou pire, se dise offusqué que le ministre de la Santé Publique à ce que l'opinion soit informée?

    Du coup, ce sont d'autres questions qui viennent à l'esprit: comment se fait-il, qu'à défaut des Conseils, ce soit le Ministère qui intervienne dans les hôpitaux pour sanctionner les manquements graves à la déontologie, voire à la loi tout court? Comment se fait-il que les sanctions prises par le Ministère débouchent sur des suspensions, précédées de démissions, et que les Conseils ne voient aucun motif de s'interroger sur le fait que ces individus passent dans la médecine libérale où ils continuent d'exercer?

    Comment se fait-il qu'une demande de créer un SOS-Médecins, vieille de cinq ans, soit restée sans réponse et que le jour où Isaaf lance son produit soudain une collection de candidatures apparaissent? Dans les années 70 en France, l'ensemble des professions médicales avait payé au prix fort les aveuglements corporatistes de quelques-uns de ses membres. A cause des agissements d'une infime minorité qui se couvrait mutuellement, le corps médical s'est trouvé en butte aux plus dures et aux plus injustes des accusations. Faudra-t-il en refaire l'expérience ici?

    Abdelmounaïm DILAMI

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