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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:70 Le 11/03/1993 | Partager

    La grève de deux heures déclenchée cette semaine par le corps des avocats nous interpelle à plus d'un titre. S'agit-il d'un réflexe corporatif ou s'agit-il de protéger les droits de la défense?

    La notion de séparation des pouvoirs qui est le fondement de l'Etat moderne fait la distinction entre le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire, mais elle n'a un sens que située dans le cadre d'un Etat de droit, c'est-à-dire sous la prédominance de la règle de droit.

    Certes, comme dit l'adage: "derrière chaque loi, il y a le canon du fusil", car il faut que le droit ait la violence de son côté, le droit étant en définitive "la violence sublimée".

    Dans un Etat de droit, le pouvoir judiciaire est en réalité le pouvoir suprême, qui transcende tous les autres, c'est le juge qui interprète la loi et lui donne une signification, c'est lui qui interprète et par là définit les compétences des autres pouvoirs.

    Mais l'Etat de droit postule que le pouvoir des pouvoirs, celui dont le rôle est de dire le droit, soit au-dessus de toute contestation, qu'il jouisse d'une autorité morale et réelle sans faille.

    L'avocat est une composante du pouvoir judiciaire de par son rôle et sa fonction. Plus l'Etat de droit est effectif, plus le pouvoir du juge est grand, le rôle de l'avocat n'en est alors que plus fondamental.

    Ce corps ne doit cependant pas céder aux réflexes corporatifs, la mission qui est la sienne dépasse ce cadre.

    Mais son rôle ne doit pas non plus être minimisé.

    Tout conflit entre le corps des avocats et les juges est un conflit interne au pouvoir judiciaire. Il est peut-être le signe d'un disfonctionnement de ce pouvoir, préjudiciable à la prédominance de l'Etat de droit.

    Abdelmounaïm DILAMI

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