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Par L'Economiste| Edition N°:53 Le 12/11/1992 | Partager

Les travaux, particulièrement complexes, sur le montage budgétaire pour l'année 1993, attirent l'attention sur des questions qui vont devenir centrales dans les années à venir.

Il est dit et répété que l'année prochaine sera cruciale en matière financière. C'est exact, mais d'autres parties, peut-être plus importantes, ont déjà commencé à se jouer, capables de poser des jalons pour les années à venir.

Le Budget en préparation est parfois considéré comme mort-né : il est tenu pour acquis que le prochain gouvernement sera politique et que quelle que soit sa tendance, il aura à coeur de se tailler un costume budgétaire à sa mesure, grâce à la procédure classique d'une Loi rectificative. C'est non seulement légitime mais souhaitable.

Ceci posé, les procédures d'élaborations budgétaires n'ont pour l'instant pas d'expérience de fonctionnement en système de concurrence politique.

Dans cette situation, il ne serait pas mauvais d'identifier quelques principes de base, des sortes d'usages intangibles qui puissent servir de garde-fous techniques.

Il serait navrant pour le moins que les hommes, aujourd'hui en charge du montage budgétaire, prennent prétexte de ce que leur projet sera mort-né pour renoncer à ce travail.

Le principe central en jeu est un principe qui a eu mauvaise presse depuis Keynes: il s'agit de l'effort en faveur de l'équilibre budgétaire. Depuis plus de cinquante ans en effet, fait figure d'empêcheur de croissance celui qui veut limiter les déficits. Le malheur c'est que tout le monde sait consommer le déficit mais que personne n'a inventé de contrepoison à cette consommation, sauf à ruiner l'épargne des ménages et à accroître la présence de l'Etat dans la société civile.

Une toute petite dose de délicieux poison donne de la gaieté à la vie politique. Personne n'en disconvient. Mais il revient aux hommes en poste aujourd'hui de maintenir le sens de l'effort pour ne pas léguer à leurs successeurs, quels qu'ils soient, une société intoxiquée.

Abdelmounaïm DILAMI

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