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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:13 Le 23/01/1992 | Partager

    LE taux d'inflation pour l'année 1991 est finalement de 8,2%, calculé à partir des indices relevés par la Direction de la Statistique.
    Ce taux est donc considérablement moins élevé que celui que l'on redoutait jusqu'en Septembre-Octobre derniers. On peut certes contester les indices mais ils demeurent les meilleures indications.
    On redoutait la barre du taux d'inflation à deux chiffres et l'on est donc en dessous des 9%, même si il y a, par rapport à l'année 1990, une accélération du rythme des hausses.
    Aussi curieux que cela puisse paraître, on connait mal les phénomènes présidant à la formation des prix, dès que l'on souhaite aller au delà de l'observation des pondérations fixées pour l'élaboration de l'indice.

    Inflation importée? Pas convaincant puisque c'est en 1983, année du plus fort tour de vis sur les importations que le taux d'inflation a battu tous ses records.
    Inflation par le crédit? Pas convaincant non plus, puisque la monétarisation de l'économie reste faible.
    Inflation par les avoirs extérieurs, par les salaires, par le déficit budgétaire, par les "bulles spéculatives" des marchés, ...?
    Les vieilles équations ne sont pas plus valables au Maroc qu'elle ne le sont dans le monde, mais au Maroc l'analyse se complique du fait que l'on connait finalement peu la réalité économique, en dehors des grands ratios, eux-mêmes réputés grossiers.
    Pourtant, il va de soi que la politique économique en système libéral ne peut plus se contenter de pilotages approximatifs, plus ou moins aveugles, alors que bien naturellement quand on parle d'avoir une stratégie sociale, l'inflation est et reste un élément-clef.

    L'ECONOMISTE

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