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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:726 Le 16/03/2000 | Partager


    Un costume sur mesure! voilà ce que le secteur textile réclame au gouvernement. Celui-ci a pris les mesures, en recevant le Contrat-Programme, en août dernier. Mais il n'a même pas commencé à couper le tissu, alors que deux saisons ont passé.
    Après 8 mois, tout client aurait méchamment dénoncé son tailleur. Mais nos hommes d'affaires n'aiment pas les conflits, ils se contentent d'une campagne de "sensibilisation".
    Au-delà du textile, on voit la déchirure entre les entreprises et le gouvernement. Celui-ci est inhibé dès qu'il s'agit d'agir, même sur des idées simples, susceptibles de créer des activités et des emplois.
    Si ces idées ne sont pas bonnes, il doit les refuser ou en appliquer d'autres. Car entre-temps, les Tunisiens se sont dépêchés d'appliquer ce qu'ont concocté les Marocains.
    Il faut rappeler que le textile a toujours été un test pour la politique industrielle: il est le plus gros employeur, le premier exportateur, investisseur, pourvoyeur de devises... Ce qui est fait pour lui inspire le reste. D'ailleurs, des contrats-programmes seront remis au gouvernement pour le tourisme, le BTP, la chimie. Ces programmes posent les menaces sur l'existant et les opportunités d'avenir. Ce sont des catalogues bien ficelés de problèmes concrets et de solutions faisables pour booster un secteur: fiscalité, coût de l'énergie... en rapport avec les pays concurrents. La contrepartie est un engagement "mécanique" du secteur à créer des entreprises et des emplois. Il faut prendre les patrons au mot.
    Ni le gouvernement, ni la chambre des conseillers créée pour représenter les milieux d'affaires, ne réagissent. Pas même le ministre du Commerce et de l'Industrie issu du textile.
    C'est qu'au lieu de tailler des costumes sur mesure, ils préfèrent le raccommodage, et laissent une économie rapiécée.

    Khalid BELYAZID

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