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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:708 Le 21/02/2000 | Partager


    Ce n'est pas la "cata" comme disent les branchés pour catastrophe. En 1999, l'économie a subi le contrecoup de la sécheresse, mais a tenu. En effet, les chiffres contrastent avec le pessimisme noir affiché par les hommes d'affaires, et même les responsables publics. Les uns racontent que nous sommes dans une "crise". Les autres attendent le Messie et le miracle de la relance.
    Il n'y a rien de tout cela. Il n'y a qu'une machine économique qui tourne par cette multitude de petites forces, qui s'appellent besoins de survie, volonté personnelle, débrouillardise, qui se transforment en demandes internes, informels, PME...
    Aujourd'hui, ces petits figurants sauvent le théâtre de l'économie, alors que les grands acteurs, entreprises privées ou administrations publiques, sont sans voix. Parfois, ces grands acteurs oublient même qu'ils sont les acteurs. Ils vont se mêler aux spectateurs pour huer la scène qu'ils ont désertée.
    Bien sûr, le metteur en scène a un rôle ambigu. L'Etat dit qu'il laisse jouer... mais ramasse l'essentiel de la recette; la pression fiscale a augmenté d'après les derniers chiffres. De plus, ses machinistes perturbent les acteurs: les nouvelles lois avortent, la bureaucratie sévit, la justice est lente... Les acteurs doivent continuer à jouer malgré eux et contre eux.
    Il y a aussi les pannes d'éclairage fréquentes. C'est la sécheresse: il faut jouer, s'il le faut à la bougie. Rien ne sert de se lamenter quand elle menace. Le Maroc ne peut qu'adapter son agriculture et ses villes.
    Le rideau de l'activité économique ne tombe jamais. Il y aura toujours des acteurs qui joueront la comédie pour leur survie. Seul le répertoire a changé. Les vieilles vedettes enrichies qui quittent la scène n'ont pas besoin d'espérer une tragédie.

    Khalid BELYAZID

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