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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:687 Le 21/01/2000 | Partager


Le Maroc va revenir à l'année civile pour le budget de l'Etat. C'est ce qu'a annoncé le Premier ministre lui-même. Techniquement, il faudra donc faire un nouveau budget de six mois à partir du 1er juillet 2000, une sorte de budget transitoire pour arriver jusqu'au 31 décembre 2000. Et à partir de là on recommencera à compter sur la base de l'année civile. Le budget transitoire n'a pour l'instant qu'une signification technique, «pour faire le joint» comme on dit. Il n'a pas de signification politique annonçant un changement d'orientation stratégique dans les finances publiques.
Le changement qui avait fait passer le Maroc de l'année civile à l'année agricole, c'est-à-dire d'un budget qui commençait au 1er janvier à un budget qui commençait au 1er juillet, avait été expliqué justement comme une mise en phase avec l'année agricole: quand les fonctionnaires préparent le budget au printemps, ils savent déjà si l'année agricole sera bonne, moyenne ou mauvaise, puisque ce sont les pluies de l'automne et de l'hiver qui commandent cette agriculture archaïque. Ils savent donc s'il faudra ou non la subventionner, et surtout ce que les importations de céréales vont rapporter au budget: en effet, les comptes et l'économie marocains vivent toujours sous ce paradoxe selon lequel une mauvaise récolte donne des recettes grâce à la taxation des importations alimentaires. Il y avait donc une logique dans ce calendrier budgétaire. Revenir à l'année civile suit en revanche la logique majoritaire, celle de l'immense majorité des entreprises marocaines et celle de la majorité des autres pays dans le monde.
Mais, sincèrement, est-ce que le choix de l'une ou l'autre de ces logiques mérite que le gouvernement perde du temps à aller deux fois en douze mois devant le Parlement, que les fonctionnaires passent deux fois plus de temps à préparer deux projets de budget au lieu d'un?
Tant qu'il ne sera pas démontré que le pays va gagner 1 ou 2 points de PIB dans cette affaire, on ne peut être que dubitatif, voire goguenard!

Nadia SALAH

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