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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:681 Le 13/01/2000 | Partager

Ils préfèrent la ville à la campagne, le bureau à la terre, le travail de fonctionnaire à celui de producteur. Et pourtant ils sont agronomes!
Il ne faut pas s'étonner qu'avec des formations plus "urbaines", d'autres jeunes veulent s'agglutiner dans les grandes villes. Avec des formations plus générales, les chômeurs diplômés se battent pour la fonction publique, pas pour la création d'entreprises.
Peut-être faut-il en finir avec le mythe du "jeune entrepreneur" pour qui tant de lignes de crédit ont été créées, et ne pas se faire trop d'illusions sur "l'autoemploi".
Le cas des jeunes agronomes qui devaient bénéficier de terres publiques est significatif. L'idée est originale, le secteur porteur. Elle a traîné avant de capoter.
Son échec vient d'abord de notre manque de culture de l'entreprise, et même de la production. Les écoles d'ingénieurs, les universités méprisent la technique ignorent les success-stories locales ou internationales. Elles se complaisent dans la théorie, et leurs professeurs aigris enseignent la suspicion de tous ceux qui réussissent. D'ailleurs ceux-là vivent cachés.
Au manque de modèle s'ajoute la difficulté d'entreprendre. Les absurdités bureaucratiques de nos administrations y sont pour quelque chose: Ici, il s'agit de foncier, et public de surcroît. Déjà, pour tous les entrepreneurs, l'accès au crédit, au local, aux clients, pas mauvais payeurs, est difficile. Pour qui débute dans la vie active, sans la moindre expérience, entreprendre devient un cauchemar.
Peut-être faut-il en finir avec cette belle idée du jeune entrepreneur malgré lui; car on ne devient pas entrepreneur par défaut, mais par volonté. On pourrait reconvertir toutes les facilités et tous les crédits vers des cadres expérimentés. Ils libéreraient leurs postes, si rares et si convoités, en créeraient d'autres, y compris dans l'agriculture. Ils rêvent tous de ce lopin de terre que les agronomes refusent pour la paperasse.

Khalid BELYAZID

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