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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:660 Le 15/12/1999 | Partager

    L'une est boudée, l'autre désirée. Les syndicats traînent les pieds pour aller au Conseil d'Administration de la CNSS, alors qu'une association de retraités et retraitables réclame le droit de participer à la gestion de la CIMR. C'est assez paradoxal.
    Pour la CNSS, la loi ouvre le conseil aux salariés (via les syndicats) et aux patrons, qui cotisent, et à l'Etat qui ne cotise pas.
    Pour la CIMR, les statuts limitent le conseil aux patrons qui gèrent les cotisations patronales. Malgré l'usure du régime, elle passe pour le bon modèle de la protection sociale marocaine, et c'est un opérateur clef sur les marchés financiers.
    Mais l'argument des prétendants à la gestion de la CIMR est que les caisses sociales, de retraite ou d'assurance maladie, sont partout gérées de manière tripartite. Ce grand principe universel ouvre aux "partenaires sociaux" un espace de bagarres et de négociations byzantines loin des usines.
    C'est un bon signe que les consommateurs et usagers de services sociaux comme la retraite s'organisent, au-delà des instances. Mais il faut des moyens.
    Cette association de retraités et de retraitables pourrait s'immiscer dans la gestion des compagnies d'assurances qui gèrent les parts salariales du régime CIMR; il y en a vingt, et leurs comptabilités sont des casse-tête d'experts.
    Cette association a eu le mérite de se créer. Mais avant de gérer, il lui faut prouver sa représentativité de 250.000 affiliés et retraités de la CIMR.
    La représentativité est la condition de toute participation sociale; mais elle se pose pour les associations, les syndicats de salariés et de patrons, et même le gouvernement. Pour le malheur de la gestion tripartite et le bonheur des technocrates.

    Khalid BELYAZID

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