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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:656 Le 09/12/1999 | Partager



    M. Youssoufi, Premier ministre du gouvernement d'alternance, avait déclaré dans l'une de ses interviews, que le Maroc vit actuellement «un Mai 68 qui dure». Il faut ajouter que l'instauration du nouveau Règne a élargi et amplifié le phénomène.
    Les sit-in, manifestations et prises de position se succèdent. Le phénomène a permis de mettre le doigt publiquement sur les grands problèmes de la société marocaine, tels que l'enseignement, les droits de l'Homme, la situation de la femme, la réforme de l'Administration, la pauvreté...
    Les chantiers ainsi ouverts s'avèrent immenses. Mais le Mai 68 marocain s'avérera improductif si l'on s'arrête au niveau des diagnostics. Un tel phénomène social doit rapidement permettre de dégager les éléments structurants, sinon le danger est immense. Il risque de devenir sous peu immaîtrisable. En effet, si aucune solution structurante n'est proposée pour les grandes causes ainsi mises en avant, elles vont s'exacerber.
    La pauvreté et l'exclusion sont des problèmes réels, soulignés de manière spectaculaire, mais quelles propositions de solution et quelle ligne politique ont été avancées pour l'éradication de ces phénomènes?
    Le fonctionnement de l'Administration, décrié par tous, est un handicap à l'économie du pays. Quelle solution structurante est-elle proposée? Indemniser les victimes de détentions arbitraires, mais quelle réforme radicale est-elle proposée pour que cela ne se reproduise plus?
    Le danger, c'est que faute de solutions structurantes, notre Mai 68 devienne un simple amplificateur aux problèmes mis en avant.
    Il appartient aux forces politiques de positiver le mouvement en proposant rapidement des démarches structurantes, faute de quoi, le caractère positif de l'expression démocratique risque de se transformer en désordre, facteur de régression.

    Abdelmounaïm DILAMI

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