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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:653 Le 06/12/1999 | Partager

    En moins de deux jours, des grèves importantes ont été déclenchées. La première à la RAM paralysant le trafic, ce qui ne manquera pas de créer un grave préjudice à l'économie du pays. La seconde grève est déclenchée dans l'enseignement, secteur particulièrement sensible et qui concerne toutes les familles marocaines. Les deux actions portent sur le secteur public.
    Ces grèves sont spectaculaires, mais ont-elles le potentiel politique qu'elles avaient autrefois? Le gouvernement d'alternance est aux commandes depuis deux ans.

    Nul n'ignore sa sensibilité de gauche et par conséquent ses préoccupations sociales. Nul n'ignore non plus les liens qui lient les partis composant le gouvernement avec les principales centrales syndicales. Il serait incongru de croire que ce gouvernement refuse le dialogue. Dès lors, l'opinion publique s'interroge sur l'opportunité économique et politique de grèves aussi spectaculaires. De là à rejeter la forme que prennent les revendications syndicales, le pas est vite franchi par l'opinion publique.
    Par le passé, les actions syndicales pouvaient bénéficier de la sympathie d'une partie importante de l'opinion publique. Mais depuis que nous avons un gouvernement de gauche et un Premier ministre socialiste, l'opinion publique n'admet plus qu'elle-même et ses enfants soient pris en otage et victimes de règlements de comptes politiques... voire claniques.

    Abdelmounaïm DILAMI

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