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    L'Edito

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    Par L'Economiste| Edition N°:650 Le 01/12/1999 | Partager



    Les vivants, en chair et en os, doivent le prouver par un certificat de vie; les entreprises, brassant des millions en Dollars, doivent fournir des déclarations d'existence.
    Ceci dans la mesure où elles sont étrangères et participent à la mise en conformité de leurs statuts avec la nouvelle loi sur la SA. Mais pas pour tous les tribunaux. Tout dépend du greffier: il y a les férus de légalisation de signatures, les collectionneurs de photocopies, les souvent absents... Bref la loi, faite pour standardiser la pratique des sociétés, est installée avec les aléas de l'Administration, les arbitraires des bureaucrates. La bonne gestion administrative et le bon sens imposent une procédure unique pour le pays, affichée dans tous les greffes et, berçons-nous de modernité, consultable sur l'Internet.
    Cette loi devait forcer les entreprises à entrer dans le 21ème siècle dans la transparence. Son application les y fait entrer à reculons.
    Il ne faut pas s'étonner que cet accueil au "guichet unique" en a dissuadé plus d'un à mettre à niveau ses statuts ou à se transformer en SARL. Apparemment beaucoup d'entreprises "attendent" et comptent sur un report de la loi, voire sa refonte, sans les pénalisations.
    Au mieux, des entreprises attendent le dernier moment, ce qui promet encore plus de pagaille. Au pire, elles se persuadent que la loi sera appliquée au 21ème siècle, mais avec nos "à peu près" du 20ème.
    Si les entreprises continuent à épuiser leurs énergie, dans la suspicion administrative, les légalisations de signatures et les photocopies, au lieu de les consacrer à produire et vendre, elles ne pourront plus fournir de déclaration d'existence.
    Et les bureaucrates inventeront le certificat de décès d'entreprise.

    Khalid BELYAZID

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