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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:589 Le 07/09/1999 | Partager

    Froidement, le Président Bouteflika a entrepris de détruire les espoirs d'ouverture qui étaient apparus entre le Maroc et l'Algérie.
    Les problèmes de sécurité en Algérie ne datent pas d'hier. Ils viennent de l'intérieur de la société algérienne.
    En fait, il y a deux explications possibles à l'attitude du Président algérien:
    - soit, il estime qu'après la mort de Hassan II le Maroc est affaibli et que c'est peut-être le moment de mettre la pression sur lui;
    - soit, il estime qu'il doit donner des gages à certains centres de pouvoirs en Algérie qui ont montré leur mécontentement et ne veulent pas de rapprochement avec le Maroc.
    En tout cas, certains centres de pouvoirs en Algérie, fondamentalement hostiles à l'ouverture vers le Maroc, ont commencé à s'activer. Certaines informations qui circulent en Algérie même laissent entendre que le massacre de Béchar pourrait être l'oeuvre de groupes parallèles, et M. Bouteflika le sait. Mais le message était suffisamment fort pour qu'il estime devoir faire machine-arrière face à ces centres de pouvoirs.
    Quoi qu'il en soit, le Maroc doit comprendre que la situation en Algérie est encore loin de s'être décantée. Les enjeux de pouvoirs à l'intérieur de ce pays, manifestement, priment sur toute autre considération. Nous devons donc nous montrer extrêmement prudents dans toutes les avances que nous pourrions faire vers ce pays.

    Abdelmounaïm DILAMI

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