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L'Edito

L'éditorial

Par L'Economiste| Edition N°:531 Le 17/06/1999 | Partager

Pas de travail, pas de salaire. C'est un adage qui s'applique à tous, sauf à nos honorables parlementaires. Ils sont de plus en plus rares dans les Chambres, même pour la fondamentale Loi de Finances.
Dans les entreprises, on calcule le taux d'absentéisme, mais pour eux il faudra inventer un "taux de présence", comme si l'anomalie était là. Contrairement aux salariés qui les ont élus, personne ne leur demande de présenter un certificat médical, et personne ne réduit leur traitement pour absence injustifiée.
Une explication a été donnée à M. Messioui, élu UC, à la TVM: ses collègues ne trouvent plus d'intérêt à venir et sont démotivés.

Et oui, eux aussi! Les projets de loi passionnants manquent, et les ministres, surtout le Premier, ne viennent même plus jouer à questions-réponses. Voilà les acteurs qui se plaignaient que la pièce est mal jouée. De quoi donner des arguments à tous ceux qui croient que nous ne sommes pas mûrs pour la démocratie, ce luxe pour pays riches, et que les hauts fonctionnaires peuvent faire les lois.
La démocratie, c'est comme un muscle, elle s'atrophie par la passivité et se développe par la pratique. Il appartient aux parlementaires de proposer, amender, contrôler le gouvernement... et il sont payés pour cela par l'électeur contribuable. La présence est un minimum, la participation active est le coeur du jeu. Il faudrait une loi pour verser aux parlementaires des salaires individualisés, en fonction de la présence, défalcation faite des petites siestes, et pondérés par la productivité, calculée sur le nombre d'amendements votés par chacun.
Bien sûr, ils ne la voteront jamais. Mais au moins, ils viendront tous ce jour-là.

Khalid BELYAZID


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