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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:508 Le 17/05/1999 | Partager

    Chut! pas de politique. Même sur l'assurrance-maladie obligatoire. Ce n'est pas un problème technique, mais de société, dit le patronat. Mais pas de politique.
    Deux conceptions existent, très classiques. L'une, étatique, confie à un organisme public le devoir d'assurer, et donc le droit de faire contribuer tout le monde. C'est naturellement celle du socialiste Alioua, qui privilégie, comme levier de sa politique, la CNSS, le plus gros organisme social, sous sa tutelle de surcroît. L'autre, libérale, veut la concurrence des organismes de gestion, parce que c'est plus efficace. C'est celle de la CGEM et des assurances qui y sont affiliées.
    Chaque système a ses avantages et ses inconvénients. Aujourd'hui, le vent est au libéralisme. Dans le principe. Car dans la pratique, aux Etats-Unis et en Europe, c'est l'organisme unique et public. Une pratique, mais désastreuse, que les Etats subventionnent lourdement. Notre budget n'a pas besoin de ce boulet supplémentaire. Aucun système ne l'a jamais emporté sur l'autre, au niveau de l'argument. C'est au niveau politique que l'un ou l'autre l'emporte, à un moment et dans un pays donné. Au Maroc, ce sera aussi à qui sera faire passer son point de vue... au Parlement. M Alioua y dispose déjà d'une confortable majorité. Ses amis politiques prônent l'Etat-providence, car c'est plus populaire que la concurrence.
    Quant au grand patronat, il réfute toujours de faire de la politique et ne veut pas se montrer contestataire du gouvernement en place.
    Sur l'AMO il n'a plus le choix vu les enjeux pour lui et son personnel. La politique est un effet secondaire des affaires. Contre cette «maladie», l'assurance obligatoire est la participation.

    Khalid BELYAZID

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