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    L'Edito

    L'éditorial

    Par L'Economiste| Edition N°:464 Le 16/03/1999 | Partager

    Le comportement du marché financier mais aussi la recherche par le ministre de points d'appui hors de son administration, ne sont pas des signaux ordinaires.
    De tout temps, l'Administration des Finances a eu tendance à jouer les bunkers. Payée selon des règles différentes de celles des administrations ordinaires, elle a un corps réputé d'élite, l'Inspection des Finances. Elle intervient dans tous les autres ministères, avant pendant et après l'exécution du Budget. Elle a des pouvoirs directs et indirects sur l'ensemble de l'économie.
    La qualité des personnes n'est pas en cause, mais ces ingrédients font de cette administration une entité à part, nécessairement solidaire contre son environnement. C'est un atout indéniable de résistance aux tentations dispendieuses des autres ministères. C'est aussi un atout lorsqu'il faut conduire une politique économique où les risques de dérapages financiers sont importants.
    Mais que dire quand ses atouts se mettent à fonctionner dans le mauvais sens, quand une solidarité se dessine même contre le ministre en charge? Que dire quand l'administration des choses glisse vers des actions intuiti personae, couvertes par la loi du silence? Que dire quand une décision politique se fait dépecer de bureau en bureau pour n'être plus à la sortie de l'ombre de ce qu'elle était?
    Si cela continue, il va vraiment y avoir un "problème Ministère des Finances" au Maroc.

    Nadia SALAH

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