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L'Edito

Jeunes

Par L'Economiste| Edition N°:2323 Le 20/07/2006 | Partager

Le Haut-commissariat au plan a eu l’idée originale de demander à des jeunes comment ils voyaient le Maroc et comment ils se voyaient eux-mêmes en 2030.Ces jeunes, qui auront 40 ans en 2030, ont un niveau de confiance extraordinaire dans les capacités du Maroc à régler ses problèmes. On ne peut pas accuser le HCP d’avoir trafiqué les chiffres, car au seuil de l’an 2000, une enquête de L’Economiste avait révélé exactement la même réaction: les gens avaient confiance dans l’avenir du pays. Si, à quelques années de différence, avec un échantillon et des objectifs différents, on obtient le même résultat, c’est que cette attitude est une donnée de base. Du coup, les jeunes de 2006 donnent un sérieux coup de vieux aux discours dominants. En effet, ces derniers jouent plus volontiers sur les aigreurs et les défiances, pensant que ce sont des postures plus efficaces, plus mobilisatrices pour conquérir l’opinion publique. Les réponses des jeunes montrent que ce n’est pas la meilleure manière de les toucher. A l’approche d’une période électorale, ce n’est pas une donnée anodine: les leaders politiques devront sans doute quitter leur registre habituel.Si les jeunes ont l’optimisme chevillé au corps et au cœur, par contre, peu, trop peu d’entre eux font fonctionner leur imagination.L’Indépendance, la lutte politique ou les «babas cool»…, leurs parents et grands-parents avaient imaginé et construit un avenir différent du cadre de leur jeunesse. Nos jeunes, très majoritairement, se contentent de prolonger leur présent. Ils mettent leur ambition dans la sécurité du cocon de leur futur statut. Il ne faut pas être naïf: tout le monde n’est pas capable d’être imaginatif et fantaisiste. Mais, dans toute société, il en faut quelques-uns qui seront assez affranchis et débridés pour semer autour d’eux ces excellents virus que sont la créativité, l’audace, le courage, l’énergie. S’il y a un travail social à faire, c’est celui-là: fabriquer des jeunes esprits libres et résolus. Nadia SALAH

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