×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste



eleconomiste
Vous êtes 126.058 lecteurs à vous connecter sur leconomiste.com chaque jour. Vous consultez 155.275 articles (chiffres relevés le 26/5 sur google analytics)
L'Edito

Injustice

Par Dr Mohamed BENABID| Edition N°:4965 Le 21/02/2017 | Partager
mohamed_benabid.jpg

Il est  le type de sujets qui mobilise au-delà des clivages politiques et idéologiques.  La question de l’injustice sociale cristallise au Maroc de fortes attentes et inquiétudes.  On peut toujours en esquisser une lecture partielle à la Piketty: les riches sont de plus en plus riches et les pauvres sont de plus en plus pauvres. Il y a cependant des contre-vérités.  Le diagnostic est alimenté beaucoup par la perception, un peu moins par les chiffres officiels.  Même si le concept est protéiforme, l’indicateur le plus mobilisé pour mesurer les inégalités dans le monde est le coefficient de Gini. Plus il est haut, moins la société est égalitaire.

Dans le cas d’espèce, cet indice a stagné entre 2001 et 2007 (0,40) selon les chiffres du HCP, puis reculé à 0,39 en 2014. A pays comparables, le Maroc ne semble pas figurer au cœur d’une crise sous cet angle. Ceci dit, si les disparités n’ont pas augmenté, elles existent en revanche et minent la cohésion sociale en particulier dans les campagnes. Encore et toujours cette crise de l’enseignement qui obère les chances d’égalitarisme par l’école. Lorsqu’une part importante de la population a moins d’opportunités que la précédente y compris lorsqu’elle est mieux éduquée, il y a véritablement problème.  Ce qui plaide pour la nécessité de réviser continuellement les politiques publiques.  Dans les régions où les initiatives INDH ont pu être déployées, c’est connu, les inégalités ont reculé.

Enfin, si  l’injustice sociale  doit se trouver des réponses radicales, il ne faut pas se faire trop d’illusions, celles-ci ne peuvent avoir qu’une forte composante économique. Quitte à en rappeler de manière bancale les déterminants (croissance, compétitivité, emplois) et les corollaires (filets sociaux solides, des marchés de l’emploi dynamiques), l’injustice sociale ne traduit rien de moins que l’incapacité d’un pays à se développer (Lire l'article : Justice sociale: Rappel à l’ordre royal).

 

 

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc