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L'Edito

Indolence

Par L'Economiste| Edition N°:4109 Le 10/09/2013 | Partager

Certes à l’issue du diagnostic de la Cour des comptes, il  est toujours tentant de glisser un peu plus la poussière sous le tapis.  De considérer que le bateau retraites tangue mais ne coule pas, du moins pas encore. De se rassurer pour les régimes malades avec l’insouciance, idiote pour ce type d’échéances, de menaces pour 2020, 2025, 2030... Et pourtant, voilà un sujet qu’on ne peut plus se contenter de discuter, de débattre, de négliger.
L’alarme sonne intensément, mais qui l’entend? En tout cas pas les partis politiques qui s’affrontent sur les symboles mais pas sur le réel.  Mezouar et ses troupes qui reviennent au gouvernement ont là une belle occasion de se racheter pour montrer que les rodomontades du RNI (celui de Abbas El Fassi)  en faveur de la réforme n’étaient pas que du vent.  Il aura au moins le soutien de la majorité des Marocains, lesquels considèrent de toute évidence qu’on ne peut pas rester en l’état et que des mesures, d’une manière ou d’une autre, s’imposent. Qui peut encore douter qu’à l’échelle du temps des retraites, demain c’est déjà aujourd’hui. Alors que les gouvernements se complaisent les uns après les autres dans une indolence coupable, qui peut nier que la première banqueroute, celle des pensions des fonctionnaires, est annoncée dans moins de 12 ans, que si rien n’est fait, ces douze ans  font prendre au Maroc le risque de faillir à un devoir minimal d’assistance à population en danger; et que de toutes les manières les jeunes générations de salariés doivent se préparer à un autre choc, y compris en cas de réforme, celui de voir leurs revenus baisser considérablement une fois «inactifs».  A moins d’investir dès aujourd’hui dans des complémentaires.  C’est un fait, le dossier des retraites a évolué: il est plus inquiétant qu’avant.

Mohamed Benabid

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