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L'Edito

Indigence

Par Mohamed CHAOUI| Edition N°:5462 Le 27/02/2019 | Partager
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Après la fermeture du Parlement, c’est l’heure des grands bilans. Pour les présidents des deux Chambres, la session d’automne a été marquée par le discours royal et l’adoption de textes majeurs comme notamment celui sur le service militaire et la loi de finances.

Si la production législative a été appréciable au cours de cette session, la qualité n’a pas toujours été au rendez-vous. Le niet catégorique de la Cour constitutionnelle à la loi relative à l’organisation judiciaire ajouté à la grève des commerçants, a montré encore une fois l’indigence de l’expertise de nos élus.

La baisse du niveau ne fait que se confirmer d’année en année. On n’attend pas d’eux d’être des génies, mais tout simplement de légiférer pour moderniser et développer le pays... en toute connaissance.

Les partis politiques, aveuglés par l’appât du gain des sièges, en assument la responsabilité. Ils ont distribué les accréditations sans prendre en compte le volet décisif de la formation des élus.

La plupart d’entre eux n’ont pas prévu de plan accéléré pour leur mise à niveau. Aujourd’hui, une véritable traque à l’«analphabétisme» doit absolument être lancée.

Un autre travers plombe l’institution législative: l’insoutenable déséquilibre entre la mise en œuvre des lois et le rythme des promulgations.

Parfois, l’absence de décrets d’application engendre des textes mort-nés. L’oubli de mesures d’accompagnement ne permet pas non plus une application progressive. Dans d’autres cas, des lois sont amendées trois ans après leur entrée en vigueur.

Celle sur le «zéro mika» en est le parfait exemple. Tout cela ne semble pas inquiéter les parlementaires. Avec autant d’aberrations, il est normal que la visibilité législative manque de pertinence.

On comprend mieux pourquoi les lois approuvées n’ont parfois pas de prise sur la réalité, ni ne parviennent à impulser chez les citoyens de nouveaux comportements.

 

 

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