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L'Edito

Incroyable

Par L'Economiste| Edition N°:2111 Le 19/09/2005 | Partager

Le rapport du FMI, qui se prononce sur les choix de l’année dernière, répète à peu de chose près les mêmes compliments et critiques; plus de critiques que de compliments, ce qui n’est pas nouveau, non plus.Cependant, tout est nouveau car entre 2004 et 2005, tout a changé. Si l’année dernière, il y avait encore une petite marge, cette année, c’est fini. Le pétrole n’est plus à 40 dollars, il navigue entre 60 et 70 dollars le baril. Le Budget a tout perdu de ses recettes pétrolières mais s’obstine/s’épuise à maintenir les subventions; le programme des retraites volontaires a bien fonctionné mais moins de fonctionnaires coûteront encore plus cher; le tourisme se porte bien pourtant ses recettes sont dévorées par l’effondrement de la balance commerciale. Le drame marocain, c’est que les efforts colossaux réalisés dans un domaine sont ruinés et parfois bien au-delà, par une encore plus colossale négligence dans le domaine connexe.La politique économique du Maroc est brouillonne et étourdie; elle ne va pas jusqu’au bout de ses propres résolutions: quand elle met fin aux hémorragies financières que provoquent des entreprises publiques comme le CIH, la Sodea et Sogeta… rien en face ne vient consolider les recettes fiscales. Quand, après deux décennies durant lesquelles le Maroc a refusé de voir les dérives de sa fonction publique, il se met enfin au régime, il se hâte de dépenser par avance des économies incertaines…C’est un incroyable paradoxe: ce pays est capable de réformer la Moudawana, de reprendre l’islam aux obscurantistes qu’on croyait tout puissants, d’ouvrir les dossiers sur les droits de l’homme… et il échoue totalement à appliquer une politique économique cohérente!Or, la stratégie sociale, qu’on ne peut se permettre de rater, exige des réformes économiques fortes, déterminées et réussies, et on le sait, la politique économique, c’est l’inverse de la sécurité routière: plus on va vite, moins on craint les chocs.Nadia SALAH

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