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L'Edito

Hostilité

Par L'Economiste| Edition N°:1235 Le 27/03/2002 | Partager

Le Sommet arabe de Beyrouth, qui débute aujourd'hui, s'annonce sous des auspices peu encourageants.Le plan de paix proposé par le Prince Héritier d'Arabie saoudite occupera l'essentiel des débats. C'est un plan courageux et il est de nature à apporter une contribution décisive à la paix au Proche-Orient. Mais la réalité internationale est autre. Ses chances de succès sont très réduites. Il aurait fallu d'autres interlocuteurs et un autre moment historique. En effet, Ariel Sharon n'est pas dans une logique de recherche de la paix, à plus forte raison, il ne s'inscrit pas dans la logique du compromis historique, il se préoccupe surtout de montrer sa force et de pousser la pression jusqu'à l'humiliation. Il est convaincu qu'“avec les Arabes, il ne peut y avoir qu'un rapport de force”. Les Etats-Unis, quant à eux, sont dans une logique de méfiance à l'égard du monde arabe, méfiance à l'égard des populations majoritairement hostiles et méfiance aussi à l'égard des dirigeants dont ils commencent à douter de la capacité à maîtriser leur peuple.Le Sommet de Beyrouth se tient donc sous la double pression des Etats-Unis qui veulent en découdre avec l'Irak et d'Israël, qui maintient Arafat prisonnier, afin de montrer que c'est elle la maîtresse du jeu au Moyen-Orient.Israël et les Etats-Unis ont ainsi créé une logique de rupture. Peut importe ce que vont dire les dirigeants arabes à Beyrouth, la rupture est consommée entre les Etats-Unis et les élites occidentalisées du monde arabe, parce qu'Israël va trop loin et parce que les Etats-Unis veulent faire assumer au monde arabe leurs erreurs de politique étrangère. Si le Sommet de Beyrouth pouvait servir à quelque chose, ce serait la recherche d'un nouveau positionnement du monde arabe dans un environnement fondamentalement hostile. Comment désamorcer l'hostilité sans perdre son âme, ou comment y répondre sans être suicidaire?Abdelmounaïm DILAMI

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