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    L'Edito

    Harmonie

    Par L'Economiste| Edition N°:2165 Le 06/12/2005 | Partager

    Casablanca a assez fait de dégâts en matière d’urbanisme. Sous la pression démographique mais aussi par la faute de passe-droits, de réglementations désuètes ou trop rigides. La croissance de la ville ne s’est jamais accompagnée d’un développement de son infrastructure de base tandis que sa politique de logement a souvent été menée au coup par coup. Il ne faut donc guère s’étonner si les résultats sont catastrophiques. Le plus bel immeuble peut côtoyer le bidonville le plus hideux. Un réseau de transport basique, une circulation infernale, une pollution insoutenable. Des projets dont les responsables mériteraient d’aller en prison tellement leur réalisation est une insulte à l’intelligentsia architecturale du pays. Et surtout cette impression constante de désordre, d’anarchie, de manque de coordination, de vision. Ce n’est pas seulement une question d’étroitesse d’assiette foncière. Les pouvoirs publics doivent avoir le courage de reconnaître les limites de l’approche Pinceau, à l’origine du découpage de la ville en plusieurs préfectures, aujourd’hui incapable de répondre aux attentes de la métropole. Casablanca a besoin de véritables projets intégrés en matière d’urbanisme qui puissent donner un nouveau souffle. Serions-nous en panne d’idées pour qu’une ville d’une telle envergure n’ait ni musée, ni théâtre et ne dispose même pas de véritable ouverture sur sa propre côte? Alors que la France panse ses plaies après ses crises de banlieue, nous oublions que nous aussi avons eu nos alertes sur les dangers de la stratification sociale. Un 16 mai 2003. Il est urgent que tout cela soit pensé dans un cadre plus général, déterminant pour l’harmonie de la ville. Et la qualité de sa vie.Mohamed BENABID

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