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L'Edito

Handicap

Par L'Economiste| Edition N°:3513 Le 21/04/2011 | Partager

Had Kourt… Peu de Marocains connaissent ce coin perdu, source d’inspiration pour l’humour populaire, de la région de Sidi Kacem. Beaucoup l’on découvert à travers la Cour des comptes qui, en 2009, y avait dépêché ses magistrats pour déterrer les éventuels cadavres de la gestion communale. Des cadavres, il y en a aussi dans le dernier rapport produit par une institution toujours aussi opiniâtre. Encore du bon travail pour cette année qui ne fera pas que des heureux chez les épinglés au titre de palmarès de mauvais gestionnaires.
Bien sûr il ne faut pas rigidifier les procédures de manière excessive. Sur les appels d’offres par exemple, il y a matière à débat sur les choix et les orientations prises par les différentes entités publiques, sur les défauts ou vertus supposés des marchés en lots uniques ou morcelés.
De surcroît, la Cour est sans doute interpellée sur les délais de traitement de dossiers même si la tâche n’est pas facile avec des procédures de notification, passage obligé pour le jugement des comptes. En clair, une obligation de se justifier constamment, ce qui retarde la validation définitive.
Ceci dit, en dépit du récurrent réquisitoire qu’on lui oppose, au-delà des tempêtes qui en découlent (l’ONDA et peut-être le CIH pour le rapport de cette année), il est très difficile de ne pas lui reconnaître un apport à la fois de consolidation démocratique et de transparence budgétaire. La Cour a probablement contribué, ces dernières années, à une progression dans l’efficacité de la gestion publique, mais il y a encore fort à faire. A travers la nature des charges relevées pour cette édition, ce qui saute aux yeux, encore une fois, c’est la persistance de poche de vulnérabilité au niveau de la gouvernance publique. Communes, mais aussi de nombreux ministères et établissements publics ont du mal à surmonter cet handicap. Sur ce plan, la radioscopie de la Cour des comptes fait mal.

Mohamed BENABID

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