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L'Edito

Habitat

Par L'Economiste| Edition N°:3131 Le 19/10/2009 | Partager

ET si l’on avait tout faux dans la politique de l’habitat social? 15 ans après le fameux programme 200.000 logements, les analystes, y compris chez les professionnels de l’immobilier, émettent de sérieux doutes sur la viabilité du concept adopté par les pouvoirs publics. C’est la substance même de la politique menée jusqu’à présent qui est remise en cause. Que disent ces critiques? Qu’à coup de milliards en incitants fiscaux, l’Etat a soigneusement mis en place ce qui se transformerait, à moyen terme, en complexes d’habitat menaçant ruine. Bref, une véritable bombe à retardement. Au nom du dogme de l’accès à la propriété, on a privilégié la production de logements sans se soucier des problèmes de gestion ni d’entretien de ces ensembles immobiliers construits dans les quartiers excentrés de grandes villes. Regardez l’état dans lequel se trouvent les façades pour vous en convaincre.Dans son esprit, la politique actuelle est assimilable à un marchand de voitures qui n’a pas de service après-vente. Ces complexes d’habitat social (comme le reste d’ailleurs) sont dans ce cas de figure. Qui est allé vérifier l’état de la tuyauterie ou des égouts dans ces immeubles? Il aurait sans doute fallu tirer les leçons de l’inapplicabilité de la loi sur la co-propriété. Un texte très beau, et très avant-gardiste, mais qui se heurte à la vérité des mentalités des populations. Et pourquoi ne pas tester, même à titre expérimental, une formule de location et de prise en charge de la gestion de ces complexes par un organisme mixte (privé-public)?Ce débat tombe à pic car malgré de fortes pressions sur le ministre des Finances, il semble qu’il n’y aurait pas de nouvelles incitations fiscales pour l’immobilier, ni de relèvement du prix de vente dans les programmes conventionnés. Mais ce débat doit surtout porter sur la réorientation de toute la politique d’habitat. C’est à ce prix que l’on préviendra le risque des milliers de logements menaçant ruine dans 5 ans.Abashi SHAMAMBA

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