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L'Edito

Guichet

Par L'Economiste| Edition N°:823 Le 02/08/2000 | Partager

IMAGINEZ le ministre de la Santé ausculté dans un dispensaire de quartier, le ministre de l'Intérieur refaisant sa Carte Nationale qu'il a perdue, celui du Commerce courant après les autorisations pour une laiterie et celui de l'Energie privé d'électricité car il conteste une facture... Voilà le meilleur début pour la Réforme administrative qu'on nous promet depuis au moins vingt gouvernements.L'actuel, comme les précédents, est de bonne foi. Il propose des principes avec lesquels on ne peut qu'être d'accord: déconcentration, valorisation des fonctionnaires, délégation au privé, éthique, écoute des citoyens... Il a en plus la pression des bailleurs de fonds internationaux et la volonté de SM le Roi de mettre en oeuvre son nouveau concept d'autorité.L'ennui, c'est que les ministres et les hauts fonctionnaires ne savent saisir un problème que par le haut, parce qu'ils y sont. Or, le problème est en bas, aux guichets de contact avec le citoyen. Voilà pourquoi de belles, les reformes se perdent en déclarations d'intention, en lois et laissent le citoyen sceptique sur l'application.Un tour dans les administrations de base montre de tout: des fonctionnaires véreux et des vertueux, des bureaucrates et des serviables, des préposés à la sieste et des travailleurs. Les chefs sont partout diplômés et intelligents, mais demandent des certificats de vie à des vivants, autorisent ce qui est légal... sans s'interroger sur l'utilité des documents, des procédures et surtout le désagrément au citoyen.Une reforme est nécessaire si elle améliore l'administration dans ses grandes structures. Mais un système n'est jamais parfait et commence à dériver dès sa mise en place. Pour pérenniser son amélioration, le meilleur moyen est que les responsables vivent le système, au lieu de le lire dans les rapports.On veut les voir aux guichets. Ils peuvent commencer avant la réforme, s'ils ne veulent pas être eux-mêmes réformés.Khalid BELYAZID

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