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L'Edito

Génériques

Par L'Economiste| Edition N°:2034 Le 02/06/2005 | Partager

Affolant. Plus de 600.000 CD piratés seraient produits chaque semaine. En faisant un rapide calcul, nous obtenons grosso modo 30 millions de CD par an, soit un CD piraté par tête d’habitant! C’est très fort. Si vous voulez encore plus de chiffres, sachez que les pertes engendrées s’élèvent à plus de 2 milliards de DH. C’est purement et simplement du pillage. Les pirates sont tellement productifs et compétitifs qu’ils ont propulsé le Maroc au 3e rang mondial du piratage. Du coup, les opérateurs touchés contre-attaquent. Descentes, procès, fermetures… ne dissuadent pas pour autant les pirates.Certes, le phénomène est planétaire, mais chez nous, il a pris des proportions effarantes. S’il est utilisé comme un moyen d’entrer à moindres frais dans le monde industriel, cela ne va pas sans conséquences. Car il provoque d’énormes dégâts sur la sécurité de l’emploi, et l’économie en général. Mais sans être moraliste, il faut clairement le dire: tout le monde est complice. Que celui qui n’est pas en possession d’un CD ou autre produit pas très “original” lève le doigt. Car les originaux restent encore chers. Trop chers.Un pays qui cherche toujours ses 10 millions d’internautes, à démocratiser l’informatique et l’Internet et autres produits, qu’ils soient du savoir ou de loisirs, devrait trouver des solutions plus accessibles. Bien sûr qu’il faut combattre et punir la contrefaçon et la piraterie. Mais des alternatives pourraient être trouvées en encourageant la recherche & développement, la création de labels, ou la multiplication des maisons de production… Et, -pourquoi pas?- que les majors permettent la fabrication de “génériques informatiques” comme avec les médicaments, pour les pays qui n’ont pas les mêmes moyens.C’est à partir de là que le piratage comme la contrefaçon deviendraient une aventure à haut risque. Car nul “ne serait censé” ignorer la loi.Meriem OUDGHIRI

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