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    L'Edito

    Fossiles

    Par L'Economiste| Edition N°:4165 Le 05/12/2013 | Partager

    Il y a presque un an, le gouvernement avait repris l’idée de réformer le transport de voyageurs interurbain. On se souvient des résistances que les transporteurs de marchandises avaient opposées au ministre de l’époque, Karim Ghellab, lorsqu’il avait voulu moderniser cette branche.
    Une douzaine de gouvernements et une centaine de milliers de morts plus tard, nous voilà revenu sur la ligne de départ de la réforme des transports de voyageurs interurbains. Laquelle n’est pas encore la réforme des transports urbains… mais c’est une autre histoire. Contentons-nous du souci présent, celui de la réforme des autocars. De quoi est-il question dans le fond? Il s’agit de sortir de l’informel pour passer à de vraies entreprises, y compris des entreprises individuelles; d’organiser une couverture sociale aux employés comme à leur patron; de s’assurer que tout le monde, surtout les conducteurs, ont les compétences nécessaires. En un mot, faire de ce secteur un secteur normal, capable de vivre normalement en rendant un service normal. Rien de plus et rien de moins.
    Le problème est que l’on part d’une très vieille situation, héritée du début de la colonisation. Pour des raisons évidentes de contrôle politique, les puissances coloniales avaient transposé en les aggravant les systèmes d’agrément en vigueur sur leur sol. Elles en ont changé, péniblement, à la sortie de la guerre. Au Maroc, tout est resté en place, fossilisé dans une logique morte depuis longtemps.
    Pas étonnant que cela donne des idées aux voyous et corrompus, toujours prêts à profiter des failles de systèmes inadaptés! On sait ce qu’il en coûte de vies humaines, de gaspillages de richesses et de rancœurs sociales ou politiques.
    Mais attention, ce système a un point positif, un seul: il assure la desserte des lignes peu rentables. Il ne faudra pas jeter cette bonne idée en même temps que les vieux fossiles. Mais pour le reste, il ne faut plus hésiter.

    Nadia SALAH

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