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L'Edito

Foncier

Par L'Economiste| Edition N°:2792 Le 05/06/2008 | Partager

Le rapport du cinquantenaire l’avait bien résumé: le foncier au Maroc c’est pouvoir, notabilité et enrichissement.Le projet affiché par le gouvernement de réactiver la taxe sur les terrains non bâtis est de bonne guerre. Va-t-il pour autant suffire à atténuer le surréalisme du marché de l’immobilier? Le foncier, voilà un vieux serpent de mer que l’on promet de soigner depuis des lustres. Avec peu de résultats, il faut le reconnaître. Il y a crise de terrain, c’est incontestable. Mais s’il faut un plan d’urgence, ce sera sur plusieurs axes. D’abord, c’est au cœur même des processus de transformations des réserves foncières, potentiellement constructibles, en terrains à bâtir qu’il faut intervenir. Ces processus répondent-ils à une logique pure et dure d’offre et de demande? Les communes disposent-elles de l’expertise nécessaire pour dynamiser les interventions foncières à des fins d’opérations d’aménagement? Pas sûr. C’est le premier axe qu’il faut soigner dans cette cacophonie urbaine/absence de vision dont les participants au dernier «jeudi de la gouvernance» -celui-ci était consacré à l’urbanisme sur Casablanca- ont pu mesurer l’ampleur. Ensuite, dans ce domaine, l’Etat joue à un jeu trouble. Ses intentions de désengagement, de temps en temps déclarées, ne sont pas clairement définies et il est incapable de fournir un inventaire détaillé de son propre patrimoine. Lorsqu’il libère de nouvelles réserves foncières, les conditions de transparence, l’accès à l’information n’est pas systématique pour les opérateurs. Cette opacité est l’une des causes de la spéculation, sans oublier qu’elle sape la confiance dans ce marché, autorise noir, clientélisme, corruption et toutes ces négligences qui finissent par nous coûter cher comme à Kénitra. Elle donne l’impression à l’opinion publique que le foncier au Maroc est une «industrie» de collusions, de copains et coquins. Mohamed BENABID

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